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6 avril 2008

Le Tibet : un épineux cas de relations publiques

Merci à Coucou, Tong et Isa, sans lesquels je ne saurais toujours pas que le blog qui suit provient en fait d’un commentateur politique de la télévision Phénix (une chaîne hongkongaise) se nommant Qiu Zhenhai et dont voici le blog :  http://blog.ifeng.com/606641.html. L’introduction qui suit devrait donc commencer par “Voici un billet de Qiu Zhenhai…”.

Voici une bloggeuse qui s’exprime de manière bien articulée sur le Tibet en présentant le décalage entre la perception chinoise et occidentale, son avis sur la question, et les changements d’attitude qui devraient être entrepris des deux côtés. Son article n’a pas l’air d’avoir été lu par grand monde - 8 internautes entre le 31 mars et le 5 avril - mais le contenu vaut la peine de s’y pencher.
Le texte qui suit résume le billet chinois et mes commentaires sont ajoutés en italique.

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La fausse représentation de l’Occident et la fermeture de la Chine

L’ « ouragan tibétain », le conflit entre la Chine et le Tibet, a d’abord éclaté dans les médias. Nombre de médias occidentaux, parmi lesquels CNN, voient la Chine à travers des œillères, ce qui explique les nombreuses erreurs factuelles. Ceci provient des « sentiments particuliers » de l’Occident vis-à-vis du Tibet et également de la différence des systèmes de valeurs au niveau politique entre l’Occident et la Chine. C’est pourquoi un fait très clair, l’attaque de Han par des Tibétains violents, est devenu une répression par les forces chinoises de Tibétains manifestant pacifiquement.

Au cours de ce processus, il y a également eu des journalistes occidentaux qui étaient sur place et qui ont directement rapporté les événements, les plus notables étant le magazine britannique « The Economist » et l’hebdo allemand « Die Zeit ». Bien sûr, certaines erreurs factuelles de journalistes occidentaux, dues à leurs préjugés et à leur idéologie, trouvent également leur cause dans l’immaturité du gouvernement chinois en termes de stratégie de relations publiques lors de la première phase des émeutes.

Quand on considère qu’il est difficile de trouver un Han qui ne soit convaincu que le Tibet ait toujours appartenu à la Chine, avoir une perspective mettant en avant l’ « image de la Chine » vue d’autres pays me paraît une approche très intéressante. Et vu de cet angle, le comportement du gouvernement chinois est à tous les égards un véritable désastre.

Un fait évident est que les journalistes occidentaux ont été obligés de quitter Lhassa et n’ont pas pu obtenir des informations de première main, ils n’ont donc pu dépendre que de leur imagination et de rumeurs pour écrire leurs articles, leurs préjugés et leur idéologie réapparaissant en force.

Besoin de réajustement des deux côtés

Les médias occidentaux doivent d’abord résoudre le problème de leur perception concernant la montée de la Chine, ils doivent user prudence et raison quant à leur position et sentiments sur le Tibet. La Chine doit d’abord résoudre comment accorder davantage de liberté aux médias, et ce d’une manière systématique, pas uniquement en cas d’urgence. Ce qui est sûr, c’est qu’après les émeutes, les autorités chinoises ont ajusté leur stratégie de relations publiques, permettant aux médias occidentaux de visiter le Tibet – même si ils étaient soumis à des restrictions. Mais ces changements sont-ils structurels ou uniquement dus à l’urgence, il est trop tôt pour le dire.

Ici, notre bloggeuse est ou bien très prudente dans sa formulation ou un peu naïve quant aux « restrictions ». Non seulement la « visite guidée » de médias occidentaux triés sur le volet fin mars à Lhassa a été faite sous haute surveillance, mais en plus le gouvernement chinois a échoué dans son opération de relations publiques, puisque 30 moines sont venus « interrompre » avec leur manifestation le bon déroulement des événements, un fait relaté dans l’ensemble de la presse internationale et qui n’a certainement pas manqué de profondément irriter Beijing. A ce niveau, la Chine fait encore face à un problème psychologique : une Chine ouverte et sur l’ascendant ne doit pas craindre les critiques et la surveillance des médias étrangers, notamment occidentaux. Les grandes différences entre médias chinois et occidentaux quant à la manière de voir les émeutes au Tibet ont fait éclater au grand jour les préjugés des médias occidentaux mais aussi les problèmes propres à la Chine. Et ce sont les médias occidentaux qui ont eu le dessous, notamment en étant obligés de s’excuser.

A ce niveau, la Chine fait encore face à un problème psychologique : une Chine ouverte et sur l’ascendant ne doit pas craindre les critiques et la surveillance des médias étrangers, notamment occidentaux. Les grandes différences entre médias chinois et occidentaux quant à la manière de voir les émeutes au Tibet ont fait éclater au grand jour les préjugés des médias occidentaux mais aussi les problèmes propres à la Chine. Et ce sont les médias occidentaux qui ont eu le dessous, notamment en étant obligés de s’excuser.Mais la légère supériorité apparente de la Chine suite aux émeutes au Tibet n’est que superficielle. Si la Chine ne corrige pas sa façon de penser et son système en profondeur, d’autres événements similaires se reproduiront peut-être dans l’avenir et c’est la Chine qui aura le dessous.

Trois remarques : les choses ne sont pas finies concernant la réaction internationale et il n’est pas encore clair qu’elle sera l’influence finale des événements au Tibet sur la très mauvaise opération de « relations publiques » réalisée par Beijing à cette occasion ; notre bloggeuse, qui est très bien informée quant aux réactions internationales, ne cite jamais le fait que les médias chinois ne peuvent en aucune manière commenter librement les événements au Tibet et ne peuvent que suivre sagement la ligne du gouvernement central, il ne s’agit donc pas ici d’un conflit entre médias occidentaux et chinois mais entre différents systèmes de valeurs, problème également abordé dans ce billet.
Troisième et dernière remarque : je dis bravo à cette bloggeuse pour la lucidité dont elle fait preuve quant aux dégâts à long terme pour l’image de la Chine en cas d’absence de changement d’attitude du gouvernement chinois. Elle me paraît juste un peu trop optimiste en parlant d’avenir, car les dégâts sont déjà plus qu’apparents à l’heure actuelle.

Importance des relations publiques internationales pour Beijing : rapidité, honnêteté, transparence

Beijing doit rapidement ramener le calme au Tibet, publier les faits comme ils se sont déroulés, et surtout rapidement laisser les journalistes étrangers se rendre au Tibet pour y enquêter pour diminuer les attaques auxquelles font face les Jeux Olympiques.

Beijing doit également rapidement entamer un travail de relations publiques sur la scène internationale, utilisant un langage international et rapportant des faits authentiques. Tous les bureaux diplomatiques de la Chine à l’étranger devraient tout de suite commencer. Les trois critères à respecter en la matière sont la rapidité, l’honnêteté et la transparence.

Le gouvernement chinois a bien du travail à réaliser dans les deux derniers domaines si il veut parvenir à convaincre un public occidental rendu encore plus méfiant par les derniers événements.

Bien des internautes de pays européens estiment que quelque soit le discours du gouvernement chinois, ils ne lui accordent aucune confiance. Voilà qui froisse nos oreilles, mais cela reflète effectivement la façon de penser du monde occidental vis-à-vis du Tibet. Si la Chine se penche en détail sur cette question et se montre capable de surmonter les limitations dues à sa propre culture politique et améliore ses capacités dans le domaine des relations publiques internationales, cela sera bénéfique pour faire face à toute crise potentielle pouvant surgir durant les 4 mois qui nous séparent encore des Jeux Olympiques.

La complexité du problème tibétain est grande. Les relations entre Han et Tibétains, le respect culturel et le dialogue, autant de domaines qui demandent à être étudiés avec profondeur. A ces problèmes depuis longtemps rejetés à plus tard s’ajoutent l’entremêlement d’intérêts politiques, ce qui aboutit à une complexité grandissante.

Mais cette fois, l’ampleur des émeutes (l’expression utilisée en chinois depuis le 14 mars se traduit littéralement par « frapper, briser et voler », ou vandalisme, auxquels s’ajoute encore le mot « brûler » en quatrième position) fait se dresser les cheveux sur la tête. Si des événements similaires se déroulent dans un pays occidental, quelle que soit la complexité des raisons, le gouvernement de ce pays va pendre des mesures dictées par certaines procédures, tels que dans les cas des émeutes de Los Angeles en 1992 et des banlieues parisiennes en 2005.

Mais lorsqu’il s’agit du Tibet, les médias et les milieux intellectuels occidentaux changent leur façon de penser. Ils sont quasiment tous unanimes pour condamner le gouvernement chinois, condamnant particulièrement l’utilisation de la force policière et demandant la modération aux autorités chinoises, sans se soucier des faits de base : les émeutes !

La longue tradition critique et positiviste des milieux intellectuels occidentaux disparaît pour laisser place à une perception conceptualisée lorsqu’il s’agit de la question du Tibet. C’est pourquoi, que ce soit pour l’étude et la détermination de la position occidentale concernant le Tibet ou pour prendre des mesures de relations publiques sur la scène internationale, comprendre en profondeur les sentiments particuliers des milieux intellectuels occidentaux quant au Tibet est un premier pas (indispensable).

Tibet : sentiments particuliers et aveuglement de l’Occident

1/ Les milieux intellectuels occidentaux possèdent depuis longtemps une tradition de critique, de libéralisme et d’idéalisme. Ils mettent l’accent sur la liberté des citoyens, les droits de l’homme et l’auto-détermination et ne font pas confiance au gouvernement. C’est la richesse spirituelle dont s’est doté l’Occident depuis la Renaissance et la révolution bourgeoise (appellation désignant en Chinois les révolutions anglaise et française des 17e et 18e siècles). Mais lorsque cette richesse spirituelle rencontre la question du Tibet et pour des raisons qui vont être exposées, elle devient difforme.

2/ Le modèle qu’a suivi l’Occident depuis quelques centaines d’années et qui lui a permis de se moderniser avec succès est devenu celui du monde entier. L’histoire a prouvé que les droits de l’homme, la démocratie, la liberté et l’auto-détermination des citoyens constituent un système de valeurs efficace. Il est donc naturellement devenu le système de valeur dominant. Par conséquent, dans ses contacts avec la Chine, l’Occident sent qu’il occupe une position (morale) supérieure. A ceci s’ajoute que la Chine ne peut ni ne doit refuser un système de valeurs qui est déjà devenu une partie du système mondial. Le résultat est un dialogue entre la Chine et l’Occident encore plus déséquilibré.

3/ En raison de la rapide progression de l’Occident et du fort déséquilibre entre les ordres oriental (probablement ici utilisé dans le sens de « chinois ») et occidental, la société occidentale (particulièrement les principaux pays européens) a développé une sorte d’enthousiasme quasi-religieux envers les civilisations primitives de l’humanité, ce qui veut dire avant tout l’Afrique et le Tibet. Ce phénomène culturel n’est pas critiquable, mais le problème est qu’il est difficile d’éviter de rencontrer des « éléments non culturels » (l’auteur veut-elle parler d’éléments politiques ?) qui compliquent encore davantage les choses et qui expliquent une attitude non-objective face au problème du Tibet.

4/ Il existe encore un gouffre entre les idéologies de l’Occident et de la Chine. Particulièrement depuis la fin de la Guerre Froide, le système de valeurs occidental, dominant, a amené l’Occident a occupé une position à la fois raisonnable mais aussi supérieure dans ses rapports avec la majorité des pays du monde, la Chine y compris. Les policiers américains et français peuvent donc traiter des émeutes de manière légale (qu’importe les complexes raisons qui ont provoqué ces émeutes), mais dans le cas de la Chine, ce pays devient immédiatement un objet de critique.

L’entrelacement de ces quatre sentiments particuliers conduit à la division et à la perplexité des milieux intellectuels occidentaux, elles-mêmes attribuables à la combinaison de facteurs que sont la critique, le libéralisme et la simplification du mode de pensée ; ainsi qu’au paradoxe qui existe entre la tradition positiviste et le fait d’ignorer les faits et le sens de la logique.

Tout ceci a une influence certaine sur l’opinion publique et la manière de penser occidentales. Mais une telle situation offre également de grandes opportunités à la Chine pour mettre en place une politique de relations publiques internationales efficace.

Quelques points essentiels à bien maîtriser

La Chine ne peut pas ignorer l’importance des relations publiques concernant la question du Tibet. Pas seulement en raison de la durée et de la complexité de cette question, mais davantage encore parce que si ce problème n’est pas traité comme il faut avant les Jeux Olympiques en août, cela risque d’entraîner une vague d’attaques internationales encore plus virulentes.

Il faut également bien voir que la reconnaissance à long terme de la souveraineté de la Chine sur le Tibet pourrait lever un obstacle structurel dans les relations entre la Chine et l’Occident concernant cette question. Il faut également voir qu’après les émeutes du Tibet, l’immense majorité des gouvernements occidentaux ont exprimé le souhait de voir Beijing faire preuve de modération et ont continué à maintenir la communication avec les autorités chinoises. Concernant la question d’un boycott des Jeux de Beijing, aucun pays ni aucune organisation internationale n’a déclaré adopter cette position. Si la grande majorité des gouvernements occidentaux refuse le boycott, ce mouvement ne prendra pas d’ampleur.

Long terme, court terme

Les relations publiques doivent être entreprises à deux niveaux : sur le long terme et sur le court terme. Dans le premier cas, il s’agit de la communication entre la Chine et l’Occident à long terme, d’améliorations et de corrections que la Chine doit apporter à sa politique concernant le Tibet. Dans le second cas, il s’agit, dans les semaines à venir, de laisser la communauté internationale mieux comprendre ce qui s’est véritablement passé et surtout de laisser les journalistes étrangers se rendre au Tibet pour y enquêter.

Qu’il s’agisse des relations publiques à long terme ou à court terme, certains points sont essentiels : 1, il faut adopter une attitude honnête envers la communauté internationale, même si cela amène à faire face à des personnalités pleines de fausses représentations ; 2, prenant en compte les sentiments particuliers de la communauté internationale (par rapport à la question du Tibet), il faut utiliser le langage et le style qui sont les siens et entamer un travail de persuasion ; 3, en commençant avec des personnalités du monde intellectuel et de grands éditorialistes occidentaux, entamer un dialogue et faire paraître des articles dans la presse occidentale.

Le programme de relations publiques décrit ci-dessus serait des plus bénéfiques au gouvernement chinois ! Quels que soient les désaccords qu’un lecteur occidental peut avoir avec certaines idées émises dans ce blog, le dialogue qui suivrait un tel programme ne pourrait que tempérer la politique chinoise au Tibet et tempérer les commentaires ravageurs, parfois carrément vindicatifs et hargneux qui ont été si souvent véhiculés par les médias occidentaux depuis le 14 mars. Malheureusement, je ne suis pas optimiste quant à la mise en place de cette politique de relations publiques et les dernières semaines montrent plutôt la direction opposée.

Texte original:
http://hzq996.blog.hexun.com/18002185_d.html

Posté par Olivier sous Politique, Société, Médias, J.O. 2008 à 11:47 PM HKT

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7 mai 2007

Les vices du mandarinat

Blog en Chine est de retour après un silence de près de deux semaines dû à un déménagement ! Je n’ai plus eu beaucoup de temps à consacrer au blog au milieu des cartons…
Voici aujourd’hui un petit post qui montre bien à mon avis l’opinion d’un grand nombre de blogueurs chinois quant à la question de la corruption ou des excès qu’entraînent le pouvoir et la puissance des fonctionnaires.

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Après avoir été cognée par le vice-directeur...Selon les nouvelles, le 27 avril 2007, un vice-directeur de l’Administration d’Etat de la sécurité du travail (AEST) de la ville de Zhangzhou (Fujian) s’étant rendu à Zhangpu, au Fujian, pour y mener une inspection de la sécurité avant les vacances du Premier mai a frappé une femme après avoir bu dans un hôtel de Zhangpu. Cette femme est toujours (3 mai) hôspitalisée pour y recevoir un traitement. D’après elle, le vice-directeur a pris des libertés avec elle, l’a humiliée et l’a frappée. Quant au vice-directeur, il déclare que cette femme l’a précipitamment bousculé, qu’ils ont eu un argument verbal et que dans un moment de colère, il s’est mis à la frapper.

Heureusement, les caméras de l’hôtel ont enregistré les faits réels tels qu’ils se sont déroulés. Par la suite, tous les médias du pays se sont mis à rapporter l’affaire. Après (d’autres affaires intervenues dans la même ville), un vice-directeur de l’AEST dévoile à nouveau à Zhangzhou quelques aspects du style bureaucratique typique du mandarinat (1).

1, Des services supérieurs aux unités inférieures, le travail de contrôle n’est qu’un prête-nom pour s’en mettre plein la panse avec l’argent des contribuables. Une fois qu’on est bourré, on en a même oublié la raison de sa venue !

2, D’après un agent de sécurité qui était sur place dans cet hôtel, l’homme qui a frappé ne cessait de crier qu’il était le directeur de tel service. Il a même appelé un dirigeant du comté, dramatique illustration de la façon de penser qui va de paire avec les privilèges : non seulement il frappe quelqu’un, mais en plus il veut montrer à quel point c’est un fonctionnaire important bénéficiant de soutiens, et qu’il peut écraser les autres ! Et d’afficher un dirigeant de comté pour étouffer son monde !

3, Ce vice-directeur a informé les journalistes qu’il regrette énormément. En tant que dirigeant, il ne doit frapper personne. Mais frapper quelqu’un n’a rien à voir avec le fait d’être un dirigeant. Ou bien peut-on frapper quelqu’un lorsqu’on est pas dirigeant ? Du début à la fin, il n’y a jamais eu de sincère intention de s’excuser.

4, Les prostituées ne sont pas considérées comme des êtres humains ! Le seigneur n’a pas pu rassasier son appétît et s’emporte immédiatement dans une grande rage contre cette prostituée qu’il a voulu s’approprier sans décorum, la rouant de coups. Pas le moindre respect fondamental pour les droits de l’homme.

5, Demander aux services hiérarchiquement inférieurs d’aider à remettre de l’ordre. Avant de s’excuser, on va d’abord préparer le terrain en visitant l’AEST locale, afin d’éviter de perdre sa face de dirigeant.

Pris sur le fait...A l’heure fatidique de l’établissement d’une belle société harmonieuse (2), il y a toujours quelques voix pas si harmonieuses qui s’élèvent. Je repense au Directeur de l’AEST au niveau national, Li Yizhong, qui a récemment demandé à tous les départements sous son autorité d’accepter la supervision de la population et des médias. On dirait que cette prescription n’a pas été transmise à ce vice-directeur…

Parmi les rangs de nos fonctionnaires, combien de personnes et d’idéologie de ce genre subsistent encore ? Et comment empêcher ce genre de fonctionnaires de maltraiter le peuple ?

Notes de l’éditeur :
(1) Le mot chinois est “guanjiazhuyi”.
(2) Comme Blog en Chine l’a déjà mentionné à plusieurs reprises, le gouvernement actuel entend établir une “société harmonieuse”, ce qui suppose des inégalités moindres et une meilleure répartition des revenus et des bénéfices apportés par le développement économique du pays.

Auteur : luocao wei chong (traduction possible : “être né insecte”)
Date : 3 mai 2007
Source : http://vip.bokee.com/20070503282207.html

Posté par Olivier sous Divers, Politique, Société à 8:27 PM HKT

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1 octobre 2006

La parfaite harmonie

Chaque premier octobre est l’occasion pour les autorités chinoises de célébrer l’harmonie qui règne dans le pays, ou tout au moins d’afficher une harmonie à toute épreuve. Des représentants de différents groupes ethniques se doivent d’être présents aux cérémonies de lever du drapeau national, particulièrement sur la Place Tian’anmen à Beijing. Les photos qui suivent ont été prises en 2004, pour le 55e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, mais elles pourraient tout aussi bien avoir été prises aujourd’hui…
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Levée du drapeau en présence de champions olympiques
Il est tôt sur la Place Tian’anmen en ce premier octobre. Le levée du drapeau est en cours et les regards sont concentrés, intenses. Combien même la mise en scène n’est pas innocente, car les champions olympiques de 2004 qui assistent à la cérémonie savent qu’ils sont photographiés, il ne faut pas s’y méprendre : l’ambiance est véritablement solenelle et il y a fort à parier pour que l’immense majorité des personnes présentes se sentent particulièrement fières d’être là et d’être membres de la nation chinoise.
(http://sports.sina.com.cn/s/p/2004-10-01/08461176805.shtml)
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Aux environs de minuit, alors que je sortais tout juste de mon travail, j’ai pu voir hier soir des centaines, voire des milliers de personnes qui se préparaient sans doute à passer la nuit aux environs de la Place Tian’anmen pour être les premiers sur place au petit matin pour la cérémonie de lever du drapeau. Une partie des personnes présentes au matin du premier octobre sont certainement amenées par bus et leur arrivée est parfaitement organisée. Mais passer la nuit sur place… Il faut vraiment être doté d’une bonne dose de patriotisme pour le moins…
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Posté par Olivier sous Politique, Médias, Education à 2:34 PM HKT

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17 septembre 2006

Les années 80 en Chine : souvenirs, souvenirs…

Les années 80 : tout le monde regardait vers l'avenir...Les années 80 en Chine constituent une période très particulière, celle de la fin d’une époque, du début de l’ouverture et des réformes, dont les effets ont radicalement transformé le pays.
Pour ceux qui ont vécu cette époque, particulièrement les jeunes adultes d’alors qui entraient dans la vie active, comme ce blogueur, les années 80, aussi imparfaites qu’elles étaient, ont néanmoins eu ceci de magique que la plupart des Chinois ont vu en elles un nouveau départ, la promesse d’un meilleur avenir. Ce blog montre bien l’état d’esprit qui régnait alors et la nostalgie d’une atmosphère sociale pas encore gâtée par tous les problèmes sociaux de la Chine d’aujourdhui.

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La nostalgie des années 1980 est récemment devenue une mode dans les milieux intellectuels. “Interviews des années 80″ de Cha Jianying a suscité l’attention de nombreuses personnes, et le “Zhoumo Huabao” (Modern Weekly) a sorti un dossier intitulé “les années 80 étaient vraiment bien”. Une phrase d’un auteur du magazine “Wan Xiang” (Monthly Panorama) a laissé une impression profonde : “se souvenir des années 80 comme on se souvient du 4 mai” (1).

Nombre d’intellectuels éprouvent un sentiment particulier à l’égard des années 80, une époque caractérisée par sa quête naïve et têtue, son ouverture et sa confiance en soi. Se souvenir des années 80 aujourd’hui prouve aussi que les événements de cette époque font partie de notre mémoire et de l’histoire, un chapitre essentiel du chemin que nous avons parcouru, chapitre inoubliable.
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Posté par Olivier sous Politique, Société à 3:51 PM HKT

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