Difficile de me consacrer à ce blog récemment, je vous propose donc quelques photos - prises par des Chinois - qui montrent la grandeur du vélo en Chine. Images classiques probablement, mais qui ne laisseront jamais de m’étonner…
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Les hordes de vélo dans les rues des grandes villes ne sont plus ce qu’elles étaient au début des années 90, lorsque j’ai fait mon premier séjour en Chine. Mais des images comme celle-ci nous rappelle néanmoins que le vélo n’est pas encore près à disparaître de la vie quotidienne des Chinois. Tout au moins pas pour quelques années encore. M’enfin, c’est quand même un tricycle…
Source de l’image : http://hantao55.photo.hexun.com/17025741_d.html
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Posté par Olivier sous Photos à 11:09 PM HKT
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Deuxième réaction concernant le manque de travailleurs migrants dans certaines régions de Chine. Une réaction plus vive et plus personnelle…
(En passant : les traductions sont moins nombreuses ces dernières semaines, le travail mange mon temps libre !)
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Il y a quelques années, il aurait été absolument impensable de parler de manque de mingong (travailleurs migrants), mais ce phénomène existe aujourd’hui.
Certains veulent passer une législation pour protéger les droits et intérêts des mingong. La capacité des Chinois à passer des lois est vraiment de plus en plus élevée (…), mais quelles sont les lois qui sont vraiment bien appliquées ? Pourquoi donc est-ce qu’il faut encore des lois pour protéger les droits et intérêts des mingong ? Les lois actuelles sur le travail sont bien suffisantes !
Mais il nous faut encore attendre que des étrangers supervisent l’application de la législation du travail !
Les produits aux faibles coûts de revient de la Chine continentale ont jeté le monde entier dans la panique. Afin d’élever les coûts de revient des fabricants chinois, les pays occidentaux ont créé toutes sortes de barrières. L’une d’entre elles, qui est importante, est la notion de responsabilité sociale.
La responsabilité sociale des entreprises se résument par l’abréviation SA8000, qui n’est rien d’autre qu’une convention demandant aux sociétés de respecter toute les législations du travail nationales et internationales, ainsi que la protection des femmes et des enfants. Ces requêtes ne sont certainement pas plus élevées que les lois chinoises en vigueur, mais elles provoquent un grand stress chez les fabricants de Chine.
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Posté par Olivier sous Société, Economie à 10:33 PM HKT
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On commence à entendre parler d’un manque d’ouvriers en Chine, ces fameux “mingong” ou travailleurs migrants sur lesquels reposent une grande partie du “miracle” économique chinois. Dans certaines régions, contrairement à l’abondance de main d’oeuvre du passé, ils sont maintenant moins nombreux et certains employeurs s’inquiètent.
Blog en Chine présente deux réactions à ce nouveau phénomène en Chine. Le premier blogueur essaie de voir la situation globalement et de manière assez posée, alors que le second, qui fera l’objet du prochain post, se réjouit de ce phénomène.
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Comme l’a dit quelqu’un un jour en plaisantant : tout peut venir à manquer en Chine, mais pas les hommes. Aujourd’hui, on parle beaucoup et certains s’inquiètent du manque de mingong (travailleurs migrants) dans de nombreuses régions. Ce qui manque, ce sont donc bien les hommes.
Après la Fête du printemps, les entreprises ont rouvert leurs portes et soudain, le nombre d’ouvriers à embaucher est insuffisant. Et voilà que partout, on commence à crier au “manque de mingong” ! Dans le delta des perles du Guangdong (1), on s’apperçoit que les mingong ne sont pas aussi bien traités qu’au Zhejiang, et voilà que 70% (2) des mingong prennent la direction du delta du Yangtsé (Hebdomadaire Gagner du 2 mars 2007).
Puis ensuite, voilà que nombre d’entreprises du Zhejiang tentent de s’adapter à certaines traditions des ruraux, car elles ne peuvent pas embaucher autant d’ouvriers qu’il leur faut. Dans une zone industrielle de Wenling qui a besoin de 70 000 ouvriers, il y a encore plus de 30 000 places à pourvoir (Quotidien de Wenling du 28 février). Même dans la région frontalière entre le Zhejiang et l’Anhui, une province qui fournit tant de main d’oeuvre, on parle maintenant de “manque de mingong” (China Business Times du 2 mars).
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Posté par Olivier sous Société, Economie à 11:09 AM HKT
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Le post précédent a évoqué l’histoire d’un homme dont les parents de la femme qu’il aime réclament une somme d’argent pour leur permettre de vivre ensemble. Le phénomène de l’achat de femmes dans les campagnes chinoises a été évoqué. J’ai voulu trouver un texte racontant une histoire d’un tel achat afin d’illustrer un drame de la société rurale d’aujourd’hui : des dizaines de millions d’hommes sont célibataires et ceux d’entre eux parvenant à réunir une certaine somme peuvent être tentés de payer de l’argent pour obtenir une “épouse” généralement originaire d’un lointain village.
N’ayant pas trouvé de blog, je traduits aujourd’hui un article paru dans la presse. L’article et les photos proviennent tous de Huashang, un groupe de publication très fort dans l’ouest du pays.
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A partir d’août 2005, dans le village de Lengshuihe, situé dans la province du Shaanxi, le long des montagnes Qinling, 11 hommes ont achété des “épouses” en l’espace de 3 mois en empruntant de l’argent. Ils sont allés dans le lointain Yunnan. Mais rapidement, 4 de ces “épouses” se sont enfuies. Ning Ke, l’un des hommes dont la “femme” est partie, a abandonné toute activité agricole et a demandé à tous les membres de sa famille de surveiller les sept femmes restant. La raison évoquée : acheter une femme à crédit, c’est trop dangereux.
Le 13 mai 2006, des pêtards se font entendre dans le village. Au milieu des personnes brûlant des bâtonnets d’encens, un jeune costaud sort deux billets d’un yuan de sa poche, ferme les yeux et les dépose en faisant très attention dans une boîte à offrandes. Il s’appelle Gao Changsheng et a 28 ans. Son voeu : pouvoir de nouveau se marier. 6 mois plus tôt, il a dépensé 27 000 yuan (1) pour acheter une femme de la province du Yunnan. Mais après 40 jours de “vie commune”, elle s’est enfuie et Changsheng a renoué avec sa vie de célibataire.
A la mi-août 2005, Xie Dajun, 31 ans, a dépensé 24 000 yuan pour acheter une femme du Yunnan. A partir de ce moment, tous les célibataires du village se sont mis à emprunter de l’argent, ou bien à ouvrir un crédit, tous voulant ramener une “épouse”. Rapidement, Gao Changsheng, Xie Dahui et Zhang Xinjun sont tous allés au Yunnan.
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Posté par Olivier sous Société, Femmes à 11:58 PM HKT
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